2022

2021 a été une année charnière puisque depuis juillet nous louons une maison qui représente un havre de repos et de paix pour nos amis exilés.

Notre action continue avec de nouvelles contraintes mais surtout avec de nouvelles libertés. Cette liberté a un prix, loyer, charges (eau, gaz, électricité, assurance, taxes…) aussi nous vous remercions de nous avoir permis la réalisation de cette transition.

Nous comptons sur vous afin de pouvoir poursuivre, en 2022, notre aide envers nos frères et sœurs venus d’ailleurs. Très bonne année solidaire.

27 VIES NOYÉES DANS LE DÉSESPOIR ET L’HORREUR

25 novembre 2021 –  Damien Carême

7 femmes. 17 hommes. 3 jeunes « pouvant être des adolescents » : 2 garçons et 1 fille.

27 vies.

27 vies noyées dans le désespoir et l’horreur.
27 vies arrachées à leurs familles, atomisées par la tragédie.

Alors que les morts s’entassent sur la plage, la nausée nous envahit. Elle retourne nos tripes.

La nausée. Celle-là même qui, ce matin, lorsque le Ministre Darmanin tapait sur les passeurs, annonçait un arsenal de renforts et présentait ses condoléances « aux proches des victimes », révélait de façon certaine la manipulation effroyable : le drame, c’est précisément lui et le gouvernement d’Emmanuel Macron qui l’orchestrent. Jour après jour, sciemment. Ce sont eux qui militarisent à tout va, ce sont eux qui harcèlent les Solidaires et brutalisent les exilé·e·s, ce sont eux qui lacèrent les tentes, eux qui chassent, séparent, violentent, laissent croupir des femmes, des hommes, des bébés, des vieillards, des adolescents dans le froid, la boue et la misère la plus ignoble.

Ce sont eux qui créent le système qui permet aux passeurs d’exister.

Ce sont eux qui entretiennent à l’égard des exilé·e·s, le vocabulaire de la haine.

Ce matin, notre pays des droits humains s’est réveillé le visage inondé de larmes et de colère aussi : car plus personne n’est dupe.

Ce qui a tué hier soir, c’est l’inhumanité des puissants. Leur cynisme dégoutant. Leur rejet. Leur électoralisme. Le business as usual de l’extrême-droite, récupéré par ces sombres sires simplement désireux de se faire réélire.

Hier soir, pourtant, comme tous les soirs : des associations, des ONG de terrain, des bénévoles, des citoyens et des citoyennes solidaires étaient à pied d’œuvre. Au bord de l’eau sur les côtes de la Manche, dans les dunes, dans les rues de Calais, Dunkerque, Ouistreham, dans les villes, partout, d’un bout à l’autre de France, de la frontière franco-espagnole au pays basque jusqu’aux sommets des montagnes de la frontière franco-italienne : hier soir, oui, beaucoup tentaient de réchauffer les exilé·e·s. Beaucoup tentaient malgré tous les bâtons mis dans leurs roues, de prendre soin, de panser, de nourrir autant que possible, d’essuyer les larmes.

Hier soir, comme depuis tant de soirs, tant de jours, de semaines, de mois et d’années, ces citoyennes et ces citoyens alertaient, suppliant les dirigeants d’agir, par humanité. Juste par humanité.

Et hier soir, comme tous les autres soirs, ces mêmes dirigeants – technocrates de ministères et autres pontes de cabinets ministériels, ont fait la sourde oreille.

Pendant qu’ils ignoraient les appels à l’aide, la mort a frappé.

Ma rage, aujourd’hui, égale ma tristesse.

Le drame d’hier soir aurait pu être évité.
D’autres surviendront encore si rien ne change.
Et je vous le dis, lorsque ces autres drames surviendront, ces dirigeants-là feront encore semblant de pleurer.

Je refuse d’être complice. Si mes larmes, nos larmes, aujourd’hui noient douloureusement notre âme, nous sommes là pour hurler notre peine et dire, encore et encore, que OUI les solutions existent :

  • Cesser de nourrir le rejet, de jouer avec les peurs et les mots de haine.
  • Cesser les violences et la militarisation.
  • Respecter les droits humains, et les textes fondateurs de notre société humaine. 
  • Mettre fin à la directive de Dublin.
  • Instaurer des voies légales de migration vers le Royaume-Uni : cette décision démantèlera de fait les réseaux de passeurs.
  • Accueillir dignement les êtres humains qui sont là, qui arrivent, qui arriveront encore pour sauver leur vie et parce qu’ils n’auront eu aucun autre choix.
  • Soutenir la solidarité.

La nuit dernière, c’est leur cynisme qui a tué. 
La nuit dernière, les corps de leurs victimes flottaient à la surface de leur inhumanité.

Ouistreham. Damien Carême, député européen, auprès des migrants -  Caen.maville.com

APPEL

Alors que le gouvernement s’enferme dans une politique maltraitante et mortifère, nous appelons, aux côtés de 26 ONG, à un changement immédiat de paradigme à la frontière franco-britannique. Les rapports officiels et associatifs sur la gravité de la situation s’accumulent, les constats d’associations sur le terrain sont tous les jours plus accablants, les personnes exilées sont toujours plus vulnérables et maltraitées, mais malgré cela, les gouvernements successifs continuent de choisir une réponse policière à une réalité humanitaire. Alors que les dirigeants européens se réunissent autour du sujet, nous constatons que les réponses apportées ne résolvent rien et sont toujours plus éloignées du respect de la dignité des personnes et de nos dites valeurs fondamentales. Il est temps de mettre en place une vraie politique d’accueil, qui prenne en compte l’humain avant tout et qui respecte les droits fondamentaux des personnes présentes sur le territoire. Changeons de politique, protégeons, respectons, accueillons.

COMMUNIQUE DE PRESSE : Le HCR sous le choc et attristé par le décès du maire de Gdansk, Pawel Adamowicz

Le HCR sous le choc et attristé par le décès du maire de Gdansk, Pawel Adamowiczgdansk
Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, est sous le choc et attristé par la nouvelle du décès du maire de Gdansk, Pawel Adamowicz, après qu’il ait été poignardé dimanche lors d’une manifestation caritative.

« Le maire Pawel Adamowicz, doué de leadership moral et de courage, a montré la voie pour aider à l’intégration des réfugiés et des migrants », a déclaré Montserrat Feixas Vihe, Représentante régionale du HCR pour l’Europe centrale. « Il recevait des messages haineux pour ses prises de position en faveur des réfugiés, mais sa conviction n’avait jamais faibli sur le fait que l’intégration – qui apporte avec elle de nouveaux talents, de nouvelles compétences, de nouvelles couleurs, de nouvelles langues et une nouvelle mentalité – était un pari gagnant pour ses administrés. »

Le maire Pawel Adamowicz a lancé le « Immigrant Integration Model » (modèle d’intégration des immigrés) de Gdansk, après avoir rencontré le pape François en 2016 – une approche actuellement reprise par d’autres villes polonaises.

Nos pensées vont à sa famille, ses amis et ses collègues.

Le HCR avait travaillé avec Pawel Adamowicz et avait publié cet article sur sa solidarité, et celle de sa ville, envers les réfugiés.

Pour de plus amples informations à ce sujet, veuillez svp contacter :

  • A Paris, Céline Schmitt, schmittc@unhcr.org, + 33 6 23 16 11 78

Des nouvelles de Terre d’Errance Norrent-Fontes

Pour Terre d’Errance, il y a des «tentatives de rendre ces personnes invisibles»

Le campement de Norrent-Fontes a été détruit en septembre 2017, par décision du maire et du préfet. « Ceci alors que la justice avait empêché cette destruction à deux reprises, estimant qu’une telle action ne ferait qu’empirer les conditions de vie des habitants, pourtant déjà très précaires », relate Terre d’Errance. Qu’en est-il de la situation aujourd’hui de ces migrants dans le secteur ?

Les 85 personnes expulsées du campement de Norrent-Fontes ne voulaient pas demander l’asile en France et sont majoritairement revenues dans les environs dès la semaine suivante pour tenter le passage en Grande-Bretagne par le parking de l’aire de repos de Saint-Hilaire-Cottes, sur l’A26. Ces personnes se sont alors installées à Quernes sur un terrain dont les propriétaires, comprenant la situation, n’ont pas voulu porter plainte.

« À Quernes, ce sont les bénévoles qui remplissent des jerrycans d’eau pour les leur amener. »

 

Plus d’un an après, alors que l’on vient de célébrer les 70 ans de la Déclaration Universelle des Droits Humains et que le 18 décembre était la Journée internationale des migrants, voici ce qu’il en est au niveau local. À Quernes, la plupart des 85 personnes sont parties en Grande-Bretagne après des mois d’errance entre Paris, Quernes et la Belgique. La dizaine d’exilés qui reste (depuis plus de trois ans pour certains) essaie toujours de passer la frontière. « Les conditions de vie de ces hommes sont identiques au campement de Norrent-Fontes, hormis le fait que ce sont désormais les bénévoles qui remplissent des jerrycans d’eau pour les leur amener et qu’il n’y a plus de lieu pour les soins sur place. »

À Norrent-Fontes, d’autres personnes errent de nouveau dans la commune, depuis quelques mois déjà, tentant elles aussi le passage en Grande-Bretagne. « La mairie ayant grillagé le garage ouvert du presbytère, ces personnes n’ont aucun autre abri que l’église et les abribus du village. Elles n’ont pas la possibilité de préparer leurs repas et dépendent totalement des bénévoles de Terre d’Errance et de la solidarité des Norrent-Fontois. »

Même condition qu’il y a dix ans

Dans le Béthunois, à deux par chambre de l’hôtel Sunset de Fouquières-les-Béthune, les 40 personnes qui demandent asile et protection à la France risquent d’être renvoyées dans un autre pays « où elles n’ont aucune attache et d’où elles peuvent être expulsées dans leur pays d’origine, comme ce fut le cas pour Jahed, expulsé en Suède puis en Afghanistan. » Tout près de là, d’autres jeunes hommes qui veulent se rendre en Grande-Bretagne, expulsés il y a quelques mois du campement d’Angres, n’ont d’autre abri que des tentes de camping posées dans un bosquet « et pour l’instant le 115 (samu social) ne permet pas l’accès aux douches de l’accueil de jour. »

Selon Terre d’Errance, les conditions de vie des personnes migrantes dans le Norrent-Fontois sont les mêmes qu’il y a dix ans, c’est-à-dire bien pires qu’avant l’expulsion de septembre 2017. « Ces observations constituent une énième preuve que les destructions d’abris, qui se cachent hypocritement derrière les mots « évacuation sanitaire », ne sont rien d’autre que des tentatives de rendre ces personnes invisibles, inexistantes. Preuve aussi que les avis des tribunaux de Béthune (TGI) et de Douai (Cour d’Appel) étaient tout sauf fantaisistes. Quand est-ce que les autorités locales et préfectorales se décideront à regarder la réalité et à agir en conséquence, dans le respect des droits de toutes et tous ? », lance l’association qui continue, contre vents et marées, d’aider ces migrants et d’alerter sur leurs conditions.

LE JOURNAL HORS LES JUNGLES n°21 // 12 octobre 2018

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La lettre d’info de la Plateforme de services aux migrants
Réseau d’associations intervenant dans les camps d’exilé.e.s de passage
du Nord de la France et du littoral de la Manche

Nous avons besoin de votre soutien, faites un don! Merci!


Infos des jungles

  • A Grande Synthe, en plus du retour des personnes évacuées du camp de la gare le 6 septembre, de nouvelles familles continuent d’arriver sans que ne leur soit proposée la moindre solution d’accueil. Comme l’indique Brice Benazzouz, de Médecins du Monde, dans cet article AFP du 15 septembre, «Les arrivées sont constantes (…) Le sous-préfet se met le doigt dans l’œil en pensant résoudre un problème à un instant T, mais il faut trouver une solution sur le long-terme.». Aujourd’hui, entre 1300 et 1600 personnes survivent à Grande-Synthe dans des conditions intolérables. Le 1er octobre, le maire de la ville tirait la sonnette d’alarme auprès du président de la république, dénonçant “la politique cynique du gouvernement”.
  • A Calais, la frontière a tué une nouvelle fois. Une personne a été retrouvée noyée dans le port ce mardi 2 octobre. Une centaine de personnes se sont rassemblées devant le Parc Richelieu le lendemain, à 18h30 : 60 secondes de silence à l’occasion de ce 60ème rassemblement depuis 2015 pour les personnes tuées par la frontière…

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  • A Lille, des mineurs isolés étrangers squattent depuis un an un entrepôt ironiquement surnommé “le 5 étoiles”. Le 19 septembre, les jeunes se sont rendus à la mairie de Lille pour faire savoir qu’il n’était plus possible pour eux de vivre dans des conditions aussi déplorables, dégradantes et inhumaines (pas de douches, ni de toilettes), mais ils n’ont pas été reçus. Le communiqué du Collectif des Olieux est à consulter ici.

Infos des assos

  • En cours et à venir
  •  Le Festival Migrant’Scène, de la Cimade, en partenariat avec la ville de Grande-Synthe, vous invite à une soirée-rencontre pour découvrir la pièce de théâtre Les Suppliantes le samedi 27 octobre 2018, à 20h, au palais du littoral à Grande-Synthe. Cette œuvre poignante, dont les textes sont clamés par des hommes et des femmes ayant connu l’exil, vous touchera. Pour un résumé de l’histoire des Suppliantes, c’est ici. Les places sont gratuites. Réservations au 0328216600.

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  • Samedi 3 novembre : « Ouvrons les yeux, il y a urgence ! » – Une journée organisée par le Secours catholique à Calais sur « L’hospitalité d’urgence ». Rendez-vous de 9h30 à 19h30, au 39 rue de Moscou : ateliers, exposition, films, théâtre de l’opprimé.e, lecture publique et témoignages permettront de sensibiliser et d’informer les participant.e.s sur la situation des exilé.e.s bien sûr, et au-delà, sur le droit à accueillir l’étranger.e, les réseaux de famille d’accueil, le parrainage, les soutiens possibles. En fin d’après-midi, une table ronde aura lieu, en duplex avec des participant.e.s au Forum Social Mondial des Migrations à Mexico. Puis un concert ! Plus d’infos ici.
  • Événements passés
  • Vous ne l’avez peut-être pas su : à Calais, entre le 23 et le 30 Septembre, s’est déroulée une fête, une fête qui portait plusieurs noms : Fête des tentes (une fête religieuse juive), Fête de l’entre-deux (pour célébrer, entre deux pays, ou entre deux situations de vie), Fête des possibles, parce que ça collait avec cette fête qui avait lieu (presque) partout… Pensée pour vivre ensemble et autrement avec les personnes en exil, cette semaine ne s’est pas vraiment déroulée comme prévu. Consultez ici le retour qu’en ont fait certain.e.s participant.e.s.
  • SOS Méditerranée appelait à une mobilisation citoyenne le samedi 6 octobre pour soutenir l’action de sauvetage en mer de l’Aquarius. A Calais, entre autorisation préfectorale d’un côté et arrêté municipal d’interdiction de l’autre, une centaine de personnes, paisibles et déterminées, se sont ainsi rassemblées Place d’Armes, autour d’une batucada et de diverses prises de parole. D’autres bénévoles et militant.e.s du réseau ont participé au rassemblement à Lille.

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Info de la PSM

  • Le prochain atelier sensibilisation de la PSM aura lieu le lundi 29 octobre. Il mêlera appropriation d’outils et partage d’expériences. Cet atelier est ouvert à toutes celles et ceux qui mènent des actions de sensibilisation sur les migrations, ou souhaitent le faire. Le lieu reste à fixer mais n’hésitez pas à bloquer dès à présent la date dans vos agendas !

  • La prochaine résidence du “Journal des Jungles” approche à grands pas ! Réunissant personnes exilées, bénévoles et militant.e.s pendant 3 jours autour d’ateliers d’écriture et de création, celle-ci se déroulera à Cherbourg, du 16 au 18 novembre. Vous souhaitez participer ? Écrivez moi à sensibilisation[at]psmigrants.org.
  • L’association France Terre d’Asile, intervenante au centre de rétention de Coquelles, vient à notre rencontre pour nous expliquer en quoi consiste la rétention administrative des personnes étrangères et pour discuter des moyens à notre disposition pour les soutenir. Cette formation aura lieu le mercredi 21 novembre, de 17h à 20h à la Maison de la vie associative de Dunkerque. Pour vous inscrire, c’est ici.

Autres temps de formation et d’échanges

  • Nous sommes tou.te.s invité.e.s le samedi 20 octobre, à Douvres, pour une journée de rencontre et de réflexion entre associations anglaises et françaises. Cet événement est organisé par Justice&Peace, une association catholique se rendant régulièrement dans les camps de la région. Plus d’infos ici.
  • Deux formations sont prévues par la Pastorale des Migrants à Lille :
    • 24 novembre sur les Mineur.e.s Non Accompagné.e.s
    • 19 janvier droit d’asile et droit des personnes dublinées
    • Merci de vous inscrire rapidement à cette adresse: pastorale.migrants(at)lille.catholique.fr
  • Citéphilo reprend et vous propose, à Lille, une série de conférences-débats en présence de philosophes, de sociologues, d’historien.ne.s, d’économistes et de géographes tout au long du mois de novembre. Sur nos thématiques, vous pourrez ainsi y entendre discuter “éloge de l’hospitalité”, “condition migrante”, “dilemme des frontières” ou encore “politique des migrants”. Pour découvrir le programme, c’est ici.

Outils juridiques

Sensibilisation : outil(s) du mois !

  • La Cimade sort un nouveau petit guide : Dénoncer la machine à expulser met en lumière la cruauté et l’absurdité d’une politique migratoire qui fait primer la logique du tri et du rejet des personnes étrangères au mépris de leurs droits fondamentaux et d’un accueil digne. Pour télécharger le petit guide, c’est ici !

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Pour comprendre / pour cogiter

  • 150 personnalités ont lancé une pétition pour l’accueil des personnes migrantes, refusant toute concession aux idées de l’extrême droite, dénonçant “le retour du temps des boucs-émissaires” et ‘l’illusion que l’on peut contenir les flux migratoires”. Pour signer la pétition et faire circuler à votre tour ce “Manifeste pour l’accueil des migrants”, c’est ici.

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  • Avez-vous lu le rapport “Coûts et blessures” du GADEM (Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et des migrants) ? Celui-ci recense et analyse les opérations des forces de l’ordre menées dans le Nord du Maroc entre juillet et septembre 2018. Organisées dans un objectif clair : éloigner le plus loin possible des zones frontalières toutes les personnes noires non-ressortissantes marocaines, ces opérations connaissent une forte intensification depuis juillet, et la situation s’est même aggravée en octobre.

Visite du Centre de Rétention Administrative (CRA) du Mesnil-Amelot par le sénateur et la sénatrice PCF Christophe Gay et Eliane Assassi


Plateforme de services aux migrants
www.psmigrants.org

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Si vous ne souhaitez plus recevoir notre lettre d’information, visitez ce lien
http://www.psmigrants.org/site/?lang=fr&emunsub=NzB8NWMyMWYxMDdhOTUwODEzZTA3Y2U5NjUx

Voix du Nord // Le vrai du faux sur L’accueil des réfugié.e.s de l’Aquarius à lille

Le vrai du faux sur l’accueil des réfugiés soudanais

Dernières (bonnes) nouvelles

Dernières (bonnes) nouvelles,
Enfin, après bien des efforts et des péripéties, nous sommes arrivés à signer la convention qui permet à Terre d’Errance de continuer à occuper l’espace saint Joseph du 26 place saint Pierre à Steenvoorde.
Pour mémoire :
Le Secours Catholique a loué à la paroisse, à compter du 1er juillet, l’ensemble du 26 place saint Pierre (la maison en front à rue, la salle saint Joseph et le jardin).
Terre d’Errance a signé le 30 juillet une convention avec le Secours Catholique ce qui lui permet d’occuper la salle saint Joseph, la cour et le jardin.
Terre d’Errance peut ainsi continuer son activité d’aide humanitaire auprès des exilés présents.
Il a fallu plus d’un an et demi pour arriver à cet accord, merci à toutes les personnes qui ont participé à l’élaboration de ce projet.
Le courrier peut dorénavant être adressé au 26 Place saint Pierre (59114 Steenvoorde), nous avons une boîte aux lettres.
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Communiqué de presse *** 21 mai 2018

La frontière tue. Une nouvelle fois la frontière tue.

Le 17 mai, Mawda, une fillette est morte. Elle a perdu la vie alors qu’avec ses parents, elle avait fui son pays d’origine à la recherche d’une vie meilleure. Elle a perdu la vie alors qu’ensemble ils exerçaient ce droit inaliénable qu’est celui de quitter son pays. Elle a perdu la vie pour la liberté.

Quelle politique peut justifier la mort d’une fillette de 2 ans ? Quelle politique peut justifier que des hommes, des femmes et des enfants aient à prendre des risques insensés ? Quelle politique peut justifier que l’on jette ces personnes dans les griffes de profiteurs de misère ?

Une nouvelle fois la frontière a tué. Elle a déjà tué, trop souvent. Elle tuera encore si rien n’est fait.

Elle a tué, mais il y a des responsables. Les passeurs et les forces de l’ordre belge probablement. Mais ce serait trop facile de se dédouaner sur quelques uns. Ce serait oublier que si la frontière tue, c’est parce qu’elle est un lieu de violence dont nos gouvernements sont responsables. Les politiques de fermeture et de non-accueil n’ont d’autres conséquences que de contraindre les personnes à vivre dans des conditions déplorables – des sous-bois expulsés régulièrement ou quand elles ont de la chance un gymnase surpeuplé – et de les jeter dans les mains de personnes peu scrupuleuses. Ces politiques, que l’on appelle trop souvent « politique de sécurisation de la frontière », n’ont de « sécurisation » que le nom. Ce sont elles qui poussent des personnes à risquer le tout pour le tout, jusqu’au risque de la mort.

Ceci n’est plus supportable.

Une autre politique migratoire est possible et doit être débattue. Une politique qui remet l’humain au centre et qui redonne à la solidarité et à l’accueil leur lettre de noblesse.

Nous continuerons à nous battre pour qu’elle voit le jour, et ceci en mémoire de Mawda, morte le 17 mai à la frontière belgo-franco-britannique.

Signataires :

ACC Minorités visibles

ADRA Dunkerque

AMIS Téteghem

ATD Quart Monde Dunkerque

L’Auberge des migrants

Bethlehem

Care4Calais

La Cabane juridique

La Cimade Nord Picardie

Créative

DROPSolidarité

ECNou

Emmaüs Dunkerque

Emmaüs France

Itinérance Dieppe

La Ligue des droits de l’Homme Dunkerque

MRAP-littoral dunkerquois

Le Planning familial 62

Salam Nord Pas-de-Calais

Terre d’errance Flandre Littoral

Terre d’Errance Steenvoorde

Women Refugee Center

Calais : Un campement de migrants érythréens démantelé

Une importante opération de police a eu lieu ce jeudi au matin pour démanteler les campements du bois Chico Mendes, entre le quartier du Beau-Marais et la rocade.

Environ 150 personnes, de nationalité érythréenne, vivaient là dans des tentes. Elles ont été délogées, et les tentes rassemblées dans une benne.

L’intervention s’est apparemment déroulée sans violence physique. Mais la violence morale subie par les migrants est bien réelle.

Des membres du Secours catholique, de Salam, ont assisté à l’opération de police. «  Il y a un démantèlement tous les jours, c’est devenu banal  », constate Jean-Claude Lenoir. Tandis qu’au loin, des policiers jettent les tentes dans la benne, des associatifs servent un thé chaud aux migrants. Ils devront trouver un nouveau lieu où s’abriter la nuit prochaine.

En attendant, cette opération devrait rassurer des riverains qui, plus que de la présence des migrants eux-mêmes, se désolaient de l’état de saleté dans lequel se trouvait le bois Chico-Mendes.